Plus de 5 000 établissements utilisent Imago au quotidien – et pourtant, beaucoup de directeurs d’ESSMS découvrent cette solution tardivement, après avoir testé des outils moins adaptés à leurs contraintes réglementaires. C’est souvent quand le dossier Ségur devient urgent que la question du bon logiciel se pose vraiment.
Présentation d’Imago, la suite logicielle d’Evolucare pour le médico-social
Imago est éditée par Evolucare, un groupe spécialisé dans les logiciels de santé et du médico-social, présent sur le marché depuis plus de douze ans. La suite s’adresse spécifiquement aux ESSMS – établissements et services sociaux et médico-sociaux – avec une offre pensée pour les contraintes propres à ce secteur.
Le positionnement d’Evolucare est clair : couvrir l’ensemble des besoins fonctionnels d’un établissement médico-social dans une seule suite intégrée, du dossier usager à la gestion RH. Ce choix de plateforme complète tranche avec les approches modulaires légères que proposent certains concurrents.
Quels sont les modules et fonctionnalités proposés par Imago?
La suite Imago repose sur plusieurs modules complémentaires qui couvrent les grands processus d’un ESSMS :
- Imago DU – le dossier usager numérique, avec suivi des parcours, évaluations et traçabilité des accompagnements
- Imago RH – gestion des équipes, plannings, temps de travail et suivi des compétences
- Module facturation – prise en charge de la facturation aux financeurs et aux familles
- Evolucare Analytics – outil de Business Intelligence intégré pour le pilotage par les données
- Imago Mobile – application compatible Android et iOS, avec authentification sécurisée pour les équipes terrain
L’architecture est 100 % web, déployable en mode SaaS. Les professionnels intervenant à domicile ou en établissement accèdent aux mêmes données en temps réel, ce qui réduit les saisies doubles et les écarts de suivi. Pour les structures qui gèrent aussi des services d’aide à domicile, cette cohérence multi-support est un avantage opérationnel concret.
Imago s’impose comme un standard reconnu dans le secteur du handicap

5 000 établissements utilisateurs – ce chiffre positionne Imago parmi les solutions les plus déployées dans le champ du handicap en France. Les types de structures concernées couvrent un spectre large :
- FAM (Foyers d’Accueil Médicalisé)
- MAS (Maisons d’Accueil Spécialisé)
- IME (Instituts Médico-Éducatifs)
- ESAT (Établissements et Services d’Aide par le Travail)
- Associations gestionnaires multi-établissements
Imago DU a été développé en conformité avec la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, et intègre les protocoles définis par la HAS. Cette conformité réglementaire n’est pas un argument marketing : c’est un prérequis de déploiement pour tout établissement soumis à évaluation externe.
Quel est le niveau de conformité d’Imago avec les référencements Ségur?
Le calendrier de référencement Ségur d’Imago est l’un des points les plus scrutés par les directions d’établissement, notamment pour accéder aux financements publics associés. Voici l’état des référencements Va1 obtenus à ce jour :
| Version | Date de référencement Va1 | Domaines couverts |
|---|---|---|
| IMAGO DU 4.0 | Avril 2023 | PA / PH / DOM |
| IMAGO DU 4.2 | Novembre 2023 | PDE |
| IMAGO DU 4.7 | Janvier 2026 | PDS |
Le référencement pour le secteur AHI (Accueil, Hébergement, Insertion) est prévu courant 2026. Les établissements relevant de ce secteur devront donc intégrer ce délai dans leur planification budgétaire et opérationnelle.
Déploiement, tarification et conditions de mise en place : ce qu’il faut savoir
L’architecture SaaS d’Imago simplifie la mise en route technique, mais le déploiement complet reste une opération lourde. En 2021, une grande association a documenté un délai de près de six mois entre le lancement du projet et la mise en production effective – formation des équipes, paramétrage, tests et ajustements inclus.
Sur la tarification, Evolucare ne publie pas de grille de prix. Le modèle est sur devis, calibré selon la taille de la structure, le nombre de modules activés et le volume d’usagers suivis. Les facteurs qui font varier le coût :
- Nombre d’établissements et de sites à connecter
- Modules souscrits (DU seul, ou suite complète avec RH et facturation)
- Volumétrie d’usagers et de professionnels
- Niveau d’accompagnement au déploiement souhaité
Cette logique de devis est standard dans le secteur des logiciels métier pour le médico-social. Elle permet une adaptation fine mais rend toute comparaison directe de coûts difficile sans consultation préalable.
Quelles sont les limites et les points de vigilance avant d’adopter Imago?
La durée de déploiement est le premier point de vigilance. Six mois de mise en place, c’est une ressource mobilisée – chef de projet interne, référents métier, formation du personnel soignant et administratif. Les structures sous-staffées en fonctions support doivent anticiper cette charge.
L’absence de tarification publique complique la phase de benchmark. Sans passer par une demande de devis formelle, il est difficile d’estimer le coût total de possession et de le comparer à d’autres solutions du marché.
Enfin, le changement d’outil pour les équipes terrain génère systématiquement une période de résistance et de perte de productivité temporaire. Ce n’est pas propre à Imago – mais c’est un facteur à ne pas sous-estimer dans la conduite du changement, notamment dans des structures où le turnover est élevé.
Avis et retours d’expérience utilisateurs sur Imago logiciel

Les retours des utilisateurs font ressortir plusieurs points constants. Du côté positif, la couverture fonctionnelle large est régulièrement citée : pouvoir gérer le dossier usager, les plannings RH et la facturation dans un même environnement réduit les ruptures de données entre services.
La conformité réglementaire rassure aussi les directions. Travailler avec un outil déjà référencé Ségur et aligné sur la loi 2002 enlève une charge mentale réelle aux responsables qualité. Pour les structures qui suivent aussi les évolutions autour de la convention collective 66 et ses impacts RH, l’intégration du module Imago RH est un argument supplémentaire.
Les critiques portent principalement sur la prise en main initiale. L’interface est parfois jugée dense par les professionnels peu familiers des outils numériques. Plusieurs témoignages mentionnent une courbe d’apprentissage longue pour les équipes soignantes, et une dépendance forte au support éditeur pendant les premiers mois.
Quelles alternatives à Imago existent pour les ESSMS en France?
Le marché du logiciel médico-social francophone compte plusieurs acteurs sérieux. Les principales alternatives à Imago selon les types d’établissements :
- Ogirys (anciennement Teranga) – solution axée sur le dossier usager pour le secteur handicap et personnes âgées
- Airmes – plateforme SaaS pour ESSMS, avec une approche modulaire et une interface souvent jugée plus accessible
- Netsoins – orienté soins infirmiers et EHPAD, moins centré sur le handicap
- Cegi / Gesform – solutions plus orientées gestion administrative et RH que suivi usager
- Philia (pour l’aide à domicile) – positionné spécifiquement sur les services à domicile, avec une logique différente d’Imago
Le choix entre ces solutions dépend avant tout du type d’établissement, du niveau de maturité numérique des équipes et des référencements Ségur déjà obtenus. Imago reste l’un des rares à couvrir autant de secteurs avec des référencements Va1 validés – ce qui, dans un contexte de financement public conditionné au Ségur, pèse lourd dans la décision finale.
À l’heure où la numérisation des ESSMS est portée par des injonctions réglementaires et budgétaires concrètes, choisir un logiciel médico-social revient moins à comparer des fonctionnalités qu’à évaluer un partenaire sur dix ans. Imago a ce profil – avec les avantages et les contraintes que ça implique.